L’école des otages de Kayes

Série “L’interprète” #9Africa4 revient sur la figure de l’interprète, du traducteur. Cet oublié de l’histoire est en réalité à la pointe des contacts entre les sociétés et un acteur essentiel de l’histoire de l’Afrique et de l’océan Indien entre le XIXe siècle et le XXe siècle. La toute première implantation d’école des otages au Soudan (Mali) est au fort de Médine bâti aux portes de l’actuelle Kayes en 1855 par les troupes de Faidherbe pour constituer une place avancé face à l’empire d’El Hadj Oumar Tall. C’est depuis cette petite emprise que se développe entre les années 1850 et 1880 la présence français dans l’actuel Mali. Selon les travaux de restauration patrimoniale de de 1997, l’école de Médine aurait ouvert ses portes en 1870. Cette école est directement inspirée de l’expérience de Faidherbe à Saint-Louis. C’est en 1886, avec Galliéni, que se développe réellement le projet d’école des otages au Soudan. Galliéni, qui a gouverné le Soudan deux ans (1886-1888), a incontestablement été le promoteur des écoles au Soudan, dans le cadre de l’administration militaire de ce territoire. Elles constituent à ses yeux un outil de conquête coloniale. Il crée l’école des otages et fils de chefs de Kayes. Il y place […]

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Rethinking the time and space of resilience beyond the West: an example of the post-colonial border

Dieunedort Wandji Critical resilience thinking is excessively fixated on resilience as participating in a neoliberal rationality of governance, while being itself shackled to the restrictive assumptions of crisis-oriented and disaster-based understandings of resilient systems. This paper contributes to the literature on the necessity to expand epistemological approaches to resilience thinking. It suggests that, as a silent disruption, the postcolonial border offers an insight into the overlooked complex materiality of resilience. The advocated notion of silent disruption is supported by an empirical examination of the African postcolonial border as a site of contested practices. The focus on disruptions rather than resilient practices weakens the theoretical foundations of the plurality claim advanced within critical resilience scholarship. The paper mainly contends that, by localising and politicising ‘disruption’ from an empirical perspective, we broaden out the concept of resilience to accommodate effective plurality as entangled in the interstice between the historical, the global and the national. Read more on Taylor&Francis

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