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The disidentification of Mahamat Saleh Haroun

2019 marks the twentieth anniversary of Chad’s first feature film, ‘Bye Bye Africa.’ It is a blessing and a curse to bear the title of a country’s “first feature film.” As we saw in the past decade with Haifa Al-Mansour’s Wadjda from Saudi Arabia, a country’s first feature can generate attention and momentum to inspire a future generation of filmmakers. In 1999, Mahamat Saleh Haroun’s Bye Bye Africa debuted as the first feature film from the country of Chad. The film is to an extent autobiographical, enlisting techniques of both fiction and nonfiction filmmaking to tell the story of an exiled filmmaker returning to Chad to make a movie, identical in many ways to Haroun’s own journey. The film was a runner-up for Best First Film at the Venice Film Festival and launched Haroun onto a string of feature-length dramas set in Chad: Abouna, Daratt, A Screaming Man, and Grisgris. Despite its richness in philosophy, buttressed by Haroun’s careful dialogue as well as his deliberate alternation between Arabic and French, the film has been remembered as simply Chad’s first feature film, the one that helped launched Haroun’s career. Yet if one digs deeper than the surface-level film reviews, they may expose Haroun’s very personal statements of cultural disidentification throughout Bye Bye Africa as […]

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Les Yalnas et le problème de l’esclavage au Tchad

Questions à Valerio Colosio qui vient de terminer à l’université du Sussex (Royaume-Uni) une thèse d’anthropologie sur les Yalnas, un groupe stigmatisé au Tchad. Ce doctorat fait partie du projet Shadows of Slavery financé par le European Research Council. Qui sont les Yalnas dans la région de Guéra au Tchad ? « Yalnas » est un mot en arabe tchadien qui signifie « les enfants des gens ». Ce mot a été utilisé pour indiquer des groupes des gens dont on ne pouvait pas bien connaitre l’origine. C’est un mot qu’on trouve aussi en dehors du Guéra, en tant qu’insulte, ainsi que comme dénomination de quartiers ou villages. Georges Bruel, décrit un quartier yalnas à Fort Lamy (aujourd’hui oublié), tandis qu’au sud il y a un quartier yalnas à Sarh et un village appelé Yalnasse dans le Logone Oriental. Souvent, les habitants ont oublié l’origine de ces noms. Au Guéra, le lieutenant Derendinger a décrit l’origine du groupe des Yalnas de Melfi dans un petit livre publié en 1918 et récemment réimprimé. Les Yalnas de Melfi lui ont dit d’être des descendants d’anciens captifs des nomades arabes qui ont pris la fuite et se sont regroupés pour négocier un accord de protection : les Arabes ont promis de ne […]

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