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Le vrai « Docteur No »… est Ghanéen !

En 1962 paraît sur les écrans James Bond contre Docteur No : le premier film de la longue série des aventures de 007, incarné par le célèbre Sean Connery. Il est tiré du roman éponyme de Ian Fleming daté de 1958. Dr No inaugure, pour sa part, la non moins célèbre galerie des « méchants de James Bond » – sans lesquels les films n’auraient aucun intérêt. Dr No est le représentant du SPECTRE : une organisation criminelle internationale contre laquelle lute James Bond. A la fin de l’épisode, Dr No meurt noyé et ébouillanté dans un bassin nucléaire en ébullition – rien que cela ! Fin de l’histoire ? Oui et non. Ce Dr No est un héros de pellicule ; en revanche, il en est un en chair et en os qui a bien vécu, contemporain du film. En 1965, au Ghana, se tiennent les élections législatives. Un homme ose tenir front à Kwame Nkrumah : le docteur Kofi Abrefa Busia. Kofi Abrefa Busia est un prince de la famille royale de Wenchi, et après une éducation chez les méthodistes puis à Kumasi, a fréquenté l’université de Londres et Oxford où il a soutenu une thèse : « la position […]

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The disidentification of Mahamat Saleh Haroun

2019 marks the twentieth anniversary of Chad’s first feature film, ‘Bye Bye Africa.’ It is a blessing and a curse to bear the title of a country’s “first feature film.” As we saw in the past decade with Haifa Al-Mansour’s Wadjda from Saudi Arabia, a country’s first feature can generate attention and momentum to inspire a future generation of filmmakers. In 1999, Mahamat Saleh Haroun’s Bye Bye Africa debuted as the first feature film from the country of Chad. The film is to an extent autobiographical, enlisting techniques of both fiction and nonfiction filmmaking to tell the story of an exiled filmmaker returning to Chad to make a movie, identical in many ways to Haroun’s own journey. The film was a runner-up for Best First Film at the Venice Film Festival and launched Haroun onto a string of feature-length dramas set in Chad: Abouna, Daratt, A Screaming Man, and Grisgris. Despite its richness in philosophy, buttressed by Haroun’s careful dialogue as well as his deliberate alternation between Arabic and French, the film has been remembered as simply Chad’s first feature film, the one that helped launched Haroun’s career. Yet if one digs deeper than the surface-level film reviews, they may expose Haroun’s very personal statements of cultural disidentification throughout Bye Bye Africa as […]

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