{"id":2332,"date":"2019-08-23T10:41:55","date_gmt":"2019-08-23T09:41:55","guid":{"rendered":"http:\/\/francophone.port.ac.uk\/?p=2332"},"modified":"2019-08-23T10:42:01","modified_gmt":"2019-08-23T09:42:01","slug":"face-au-terrorisme-et-si-on-essayait-pour-de-vrai-de-renforcer-et-de-transformer-les-etats-en-afrique-de-louest","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/francophone.port.ac.uk\/?p=2332","title":{"rendered":"Face au terrorisme, et si on essayait \u2013 pour de vrai \u2013 de renforcer et de transformer les Etats en Afrique de l\u2019Ouest ?"},"content":{"rendered":"\n<p>Le 14 mai 2019, un hommage solennel \u00e9tait rendu \u00e0 Paris \u00e0 deux soldats de l\u2019\u00e9lite des forces fran\u00e7aises morts au combat. Hommage aussi \u00e0 un citoyen b\u00e9ninois, guide du parc naturel de la Pendjari, ex\u00e9cut\u00e9 par les auteurs inconnus de la prise d\u2019otage des deux touristes fran\u00e7ais lib\u00e9r\u00e9s quelques jours plus tard par l\u2019op\u00e9ration militaire p\u00e9rilleuse qui a co\u00fbt\u00e9 la vie aux deux soldats. Une fois n\u2019est pas coutume, la victime africaine de ce type de drame n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement occult\u00e9e. En grande partie, gr\u00e2ce aux incontournables r\u00e9seaux sociaux, la photo du visage souriant du guide b\u00e9ninois a beaucoup circul\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La douleur des familles \u00e0 la suite d\u2019un d\u00e9c\u00e8s brutal, qu\u2019elles vivent dans un bourg fran\u00e7ais ou une petite ville du nord du B\u00e9nin, est la m\u00eame. La mort fait partie de ces rares moments de la vie qui rappelle \u2013 et devrait rappeler \u2013 \u00e0 chacun la stricte \u00e9galit\u00e9 de la condition humaine. De la France au B\u00e9nin, du Burkina Faso au Sri Lanka, du Mali \u00e0 la Nouvelle-Z\u00e9lande, la douleur et l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 de ceux qui perdent des proches dans des \u00e9v\u00e8nements soudains sont comparables.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec des variations significatives d\u2019une localit\u00e9 \u00e0 l\u2019autre, la mort frappe beaucoup plus souvent au sein des cat\u00e9gories jeunes des populations dans les pays africains qu\u2019en Europe. Des enfants et des jeunes victimes de maladies souvent banales, victimes de malnutrition, d\u2019une mauvaise alimentation, d\u2019accidents domestiques ou d\u2019accidents de la route. Nous avions donc d\u00e9j\u00e0 beaucoup de mani\u00e8res de mourir et beaucoup de raisons de craindre de recevoir un jour ou l\u2019autre un coup de fil annon\u00e7ant l\u2019assommante nouvelle d\u2019un membre de la famille ou d\u2019un ami brutalement fauch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une contagion r\u00e9gionale de la violence terroriste qui menace notre plus grande richesse<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es, les jeunes en Afrique de l\u2019Ouest meurent aussi, et chaque ann\u00e9e encore plus, de violences terroristes. A l\u2019exception notable du Nigeria, les victimes du terrorisme en Afrique de l\u2019Ouest restent num\u00e9riquement limit\u00e9es, en comparaison avec les autres formes de mort violente. Mais le nombre de victimes augmente de mani\u00e8re exponentielle, tout comme le nombre d\u2019\u00e9v\u00e8nements li\u00e9s au terrorisme. Ce n\u2019est pas tant la mort qu\u2019elle s\u00e8me \u00e0 coups d\u2019attentats, de r\u00e9ponses militaires abusives ou inadapt\u00e9es et de manipulations assassines de tensions intercommunautaires, qui est la cons\u00e9quence la plus grave de la mont\u00e9e du terrorisme en Afrique de l\u2019Ouest.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>De la France au B\u00e9nin, du Burkina Faso au Sri Lanka, du Mali \u00e0 la Nouvelle-Z\u00e9lande, la douleur et l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 de ceux qui perdent des proches dans des \u00e9v\u00e8nements soudains sont comparables<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>C\u2019est le mode de vie ouest-africain qui est attaqu\u00e9. C\u2019est le c\u0153ur de ce qui fait la grande richesse des populations de cette r\u00e9gion&nbsp;: une certaine joie de vivre, m\u00eame quand les conditions mat\u00e9rielles de la vie sont fort difficiles, m\u00eame quand la vie s\u2019arr\u00eate plus vite qu\u2019ailleurs, faute de syst\u00e8mes de sant\u00e9 efficaces, faute de revenus suffisants, faute de pr\u00e9sence d\u2019Etats organis\u00e9s, bienveillants, utiles. C\u2019est le plaisir de vivre ensemble, en s\u00e9curit\u00e9, dans une fabuleuse diversit\u00e9 ethnoculturelle et religieuse, que le terrorisme menace partout en Afrique de l\u2019Ouest.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Sahel n\u2019a pas de fronti\u00e8res. Apparemment tout le monde ne le savait pas. On a d\u2019abord redout\u00e9 l\u2019extension du probl\u00e8me du nord du Mali au centre de ce pays. Puis du centre du Mali aux zones frontali\u00e8res avec le Niger et le Burkina Faso. Ce dernier est aujourd\u2019hui dans une grave tourmente, frapp\u00e9e par des attaques r\u00e9currentes visant explicitement \u00e0 d\u00e9truire la coh\u00e9sion interethnique et inter-religieuse. Le terrorisme a aussi d\u00e9j\u00e0 frapp\u00e9 la C\u00f4te d\u2019Ivoire d\u00e8s 2016 avec un attentat meurtrier sur la plage de Grand-Bassam, \u00e0 l\u2019atmosph\u00e8re bien \u00e9loign\u00e9e des rigueurs du Sahel.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Depuis quelques ann\u00e9es, les jeunes en Afrique de l\u2019Ouest meurent aussi, et chaque ann\u00e9e encore plus, de violences terroristes<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Et maintenant un incident terroriste au B\u00e9nin. Avant le Ghana&nbsp;? Le Togo&nbsp;? Le S\u00e9n\u00e9gal&nbsp;? La Guin\u00e9e&nbsp;? Nul ne le sait.&nbsp;Ce qui est certain, c\u2019est que le ph\u00e9nom\u00e8ne terroriste se diffuse. Ce qui est certain, c\u2019est que la focalisation sur le Sahel a montr\u00e9 ses limites. Le fait est que depuis le d\u00e9but de la crise au Mali en 2012, qui a suivi de pr\u00e8s la d\u00e9stabilisation irresponsable de la Libye, les multiples interventions ext\u00e9rieures n\u2019ont pas contenu l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 au Mali, ni emp\u00each\u00e9 la propagation dans les pays voisins. Elles l\u2019ont m\u00eame tr\u00e8s probablement favoris\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De lourdes responsabilit\u00e9s politiques et un acharnement th\u00e9rapeutique international<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En 2019, six ans apr\u00e8s la c\u00e9l\u00e9bration de la lib\u00e9ration des villes du nord du Mali par les forces fran\u00e7aises de Serval et les forces africaines engag\u00e9es, les perspectives de s\u00e9curit\u00e9 dans toute l\u2019Afrique de l\u2019Ouest sont tr\u00e8s inqui\u00e9tantes. Les responsabilit\u00e9s politiques au niveau des Etats sont incontestables : peu ou point de signes d\u2019une volont\u00e9 de rupture dans la gouvernance au plus haut niveau, peu de signes d\u2019une lutte cr\u00e9dible et r\u00e9solue contre l\u2019enrichissement illicite sous diff\u00e9rentes formes, peu de signes d\u2019une r\u00e9duction drastique des usages les plus improductifs des ressources publiques. Peu de traces d\u2019un engagement fort suivi d\u2019actions concr\u00e8tes pour r\u00e9duire les in\u00e9galit\u00e9s \u00e9conomiques et sociales extr\u00eames.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais il faut aussi d\u00e9noncer un acharnement th\u00e9rapeutique international qui consiste \u00e0 persister \u00e0 utiliser des recettes qui n\u2019ont que peu de chances de ramener la paix et la s\u00e9curit\u00e9 dans la r\u00e9gion. Toutes les initiatives, qu\u2019elles soient militaires, politiques, \u00e9conomiques, qui ne portent pas en elles une composante majeure qui vise \u00e0 construire ou \u00e0 renforcer de mani\u00e8re durable les capacit\u00e9s internes des Etats de la r\u00e9gion sont au mieux efficaces \u00e0 court terme, improductives \u00e0 moyen terme et contreproductives \u00e0 long terme. Au pire inefficaces \u00e0 court terme, contre-productives \u00e0 moyen terme et gravement nocives \u00e0 long terme.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>C\u2019est le plaisir de vivre ensemble, en s\u00e9curit\u00e9, dans une fabuleuse diversit\u00e9 ethnoculturelle et religieuse, que le terrorisme menace partout en Afrique de l\u2019Ouest<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Tous les acteurs internationaux disent aujourd\u2019hui, bien plus qu\u2019il y a six ans, qu\u2019il faut renforcer les Etats, plus sp\u00e9cifiquement renforcer la pr\u00e9sence de l\u2019Etat dans les zones longtemps abandonn\u00e9es \u00e0 elles-m\u00eames puis aux jihadistes et \u00e0 d\u2019autres groupes criminels. D\u00e9couvre-t-on vraiment aujourd\u2019hui l\u2019importance capitale de reconstruire, de construire, de consolider et de transformer les Etats&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Combien a-t-on d\u00e9pens\u00e9 pr\u00e9cis\u00e9ment dans le renforcement des administrations publiques, civiles et militaires ? Avec quel horizon d\u2019engagement ? Quelle priorit\u00e9 a-t-on accord\u00e9 \u00e0 des plans de formation de jeunes cadres capables de redynamiser durablement les institutions publiques et quelle attention a-t-on accord\u00e9 \u00e0 l\u2019introduction de dispositifs d\u2019incitations au travail, au professionnalisme et \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 dans les Etats des pays du Sahel ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Entre les plans d\u2019action et les actions concr\u00e8tes, le cha\u00eenon manquant des institutions publiques<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La lutte contre le terrorisme et l\u2019extr\u00e9misme violent&nbsp;g\u00e9n\u00e8re depuis des ann\u00e9es une forte demande d\u2019experts vari\u00e9s sur le Sahel dans les organisations internationales, qu\u2019elles soient intergouvernementales ou non gouvernementales. Elle alimente une production intellectuelle remarquable, un foisonnement de publications et une flop\u00e9e de conf\u00e9rences, d\u2019ateliers, de s\u00e9minaires partout dans le monde, dont les conclusions et les recommandations sont invariablement les m\u00eames.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut une approche multidimensionnelle. Il faut r\u00e9former les arm\u00e9es. Il faut r\u00e9former la justice. Il faut une coop\u00e9ration r\u00e9gionale. Il faut une meilleure gouvernance. Il faut des projets de d\u00e9veloppement dans les zones marginalis\u00e9es. Il faut lutter contre le ch\u00f4mage des jeunes. Il faut investir dans l\u2019\u00e9ducation. Il faut, il faut\u2026<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Peu ou point de signes d\u2019une volont\u00e9 de rupture dans la gouvernance au plus haut niveau, peu de signes d\u2019une lutte cr\u00e9dible et r\u00e9solue contre l\u2019enrichissement illicite sous diff\u00e9rentes formes, peu de signes d\u2019une r\u00e9duction drastique des usages les plus improductifs des ressources publiques<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Mais qui va faire tout cela&nbsp;? O\u00f9 sont les hommes et les femmes qui vont s\u2019atteler \u00e0 la t\u00e2che&nbsp;alors m\u00eame que les ressources humaines bien form\u00e9es dans les pays sah\u00e9liens oeuvrant dans les minist\u00e8res sont largement insuffisantes par rapport aux besoins de r\u00e9flexion strat\u00e9gique, de planification et de mise en \u0153uvre des politiques et des projets et qu\u2019elles sont constamment happ\u00e9es par les interactions avec les partenaires internationaux&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Comment travailler efficacement ou travailler tout court avec des dizaines d\u2019interlocuteurs qui n\u2019arr\u00eatent pas de proposer de nouveaux projets, de nouvelles approches, de nouvelles m\u00e9thodes pour aider dans tel ou tel domaine&nbsp;? Et comment recruter et garder au moins quelques-uns des jeunes cadres les mieux form\u00e9s encore int\u00e8gres et les plus prometteurs dans les institutions \u00e9tatiques avec la concurrence des ONG et agences internationales dans tous les domaines de l\u2019action publique&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il n\u2019 y a pas d\u2019alternative au renforcement et \u00e0 la r\u00e9novation des Etats&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les enjeux sont d\u00e9sormais trop importants pour l\u2019avenir de chacun des pays du Sahel et de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest pour continuer \u00e0 fermer les yeux sur la logique d\u2019une machine internationale qui se nourrit d\u2019une foule de concepts, de modes, d\u2019initiatives, d\u2019\u00e9pais rapports, d\u2019annonces de g\u00e9n\u00e9reuses contributions et de grandes conf\u00e9rences et de plans d\u2019action.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette machine qui ne manque pas, elle, de ressources humaines africaines et non africaines qualifi\u00e9es, travaillant dans des conditions confortables, noie sous son hyperactivit\u00e9 quotidienne les institutions publiques nationales gripp\u00e9es, d\u00e9su\u00e8tes, d\u00e9garnies, cens\u00e9es transformer les plans d\u2019action en actions sur le terrain. C\u2019est comme si on continuait \u00e0 surcharger de bidons d\u2019eau des dromadaires d\u00e9shydrat\u00e9s et \u00e0 bout de souffle dans le d\u00e9sert au lieu de commencer par leur offrir de l\u2019eau\u2026<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Comment travailler efficacement ou travailler tout court avec des dizaines d\u2019interlocuteurs qui n\u2019arr\u00eatent pas de proposer de nouveaux projets, de nouvelles approches, de nouvelles m\u00e9thodes pour aider dans tel ou tel domaine&nbsp;?<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>On continue par exemple \u00e0 faire comme si la cr\u00e9ation de nouveaux m\u00e9canismes de coop\u00e9ration r\u00e9gionale, voire de nouvelles organisations r\u00e9gionales dans le Sahel, pourraient miraculeusement rem\u00e9dier aux dysfonctionnements et aux faiblesses structurelles patents des institutions nationales, qu\u2019il s\u2019agisse des appareils de d\u00e9fense et de s\u00e9curit\u00e9 que des minist\u00e8res et agences charg\u00e9s du d\u00e9veloppement \u00e9conomique, de l\u2019agriculture, de la sant\u00e9 ou de l\u2019\u00e9ducation.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9pop\u00e9e du G5 Sahel en fournit une illustration aussi \u00e9clatante que douloureuse&nbsp;: quand sa force conjointe sera enfin convenablement financ\u00e9e et op\u00e9rationnelle, et que son ambitieux programme d\u2019investissements prioritaires commencera peut-\u00eatre \u00e0 devenir r\u00e9alit\u00e9, il n\u2019y aura peut-\u00eatre plus d\u2019Etat ni de coh\u00e9sion nationale, ni de paix \u00e0 pr\u00e9server dans nombre de pays de la r\u00e9gion. Ce sera simplement trop tard.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>L\u2019\u00e9pop\u00e9e du G5 Sahel en fournit une illustration aussi \u00e9clatante que douloureuse : quand sa force conjointe sera enfin convenablement financ\u00e9e et op\u00e9rationnelle, il n\u2019y aura peut-\u00eatre plus d\u2019Etat ni de coh\u00e9sion nationale \u00e0 pr\u00e9server<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Investir dans le renforcement des Etats en mettant le paquet sur les ressources humaines qui doivent les animer et les mettre au service des populations, aujourd\u2019hui et demain, c\u2019est le seul moyen de lutter simultan\u00e9ment et durablement contre le terrorisme, contre les id\u00e9ologies extr\u00e9mistes, contre l\u2019ignorance, contre l\u2019errance des jeunes, contre la corruption, contre les maladies, contre les catastrophes \u00e9vitables et contre tous les autres fl\u00e9aux qui obscurcissent l\u2019avenir de la r\u00e9gion. C\u2019est aussi le seul moyen de pr\u00e9server la qualit\u00e9 des interactions sociales qui sont au c\u0153ur du mode vie auquel sont attach\u00e9es les populations ouest-africaines, sah\u00e9liennes ou non.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p>Cr\u00e9dit photo :VOA Afrique\/Bagassi KouraOlakounl\u00e9 Gilles Yabi<\/p>\n\n\n\n<p><em><strong>Economiste et analyste politique, Gilles Olakounl\u00e9 Yabi est le pr\u00e9sident du Comit\u00e9 directeur de WATHI, le laboratoire d\u2019id\u00e9es citoyen de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest. Ancien directeur pour l\u2019Afrique de l\u2019Ouest de l\u2019organisation non gouvernementale International Crisis Group, i<\/strong><\/em><em><strong>l a aussi \u00e9t\u00e9 journaliste.\u00a0<\/strong><\/em><em><strong>Les opinions exprim\u00e9es sont personnelles.<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Originally published on <a href=\"https:\/\/www.wathi.org\/debat-id\/contribution-paix-et-securite\/face-au-terrorisme-et-si-on-essayait-pour-de-vrai-de-renforcer-et-de-transformer-les-etats-en-afrique-de-louest\/\"><strong>WATHI<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 14 mai 2019, un hommage solennel \u00e9tait rendu \u00e0 Paris \u00e0 deux soldats de l\u2019\u00e9lite des forces fran\u00e7aises morts au combat. 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