REMINDER! CFP – Featured section in History in Africa: Archives, the Digital Turn and Governance in Africa

Deadline for abstracts: 29 September 2017

This featured section of History in Africa will address the wave of digitisation of archives in Africa over the last fifteen years. With the rise of information technologies, an increasing part of public – and to some extent private – African archives are being digitised and made accessible on the internet. This wave of digitisation is usually seen as a progress with the help of ambitious initiatives applying new technologies to cultural heritage of humanity such as the rescue of the manuscripts of Timbuktu or the Endangered Archives programme at the British Library. Yet as much as these new technologies raise enthusiasm, they also prompt discussions amongst researchers and archivists, which go from intellectual property to sovereignty and governance.

First, in the digital era, the issue of the ownership of these documents is crucial since the very definition of an archive is being challenged: from unique hard copies of documents, they can now exist in a variety of formats reproducible at will. Second, technical and economic issues at stake are also key to the discussion and intertwined with that of sovereignty: institutions elaborating a digitisation programme may do so under the pressure of donors or non-African scholars. All in all, beyond the discourse of transparency, whether to the benefit of governance or that of scientific research, this matter is eminently political. These archives are thus concerned with negotiations which go far beyond their sole technical and scientific aspect.In the field of history, archives are usually addressed as sources for research, and questioned as such because of their documentary aspect. More rarely are they approached as historically constructed systems combining intellectual and physical aspects, as archival science theorises it. Yet digital archiving disrupts archival norms and practices, opening up a field of reflection relatively little explored by historians. The digital turn of African archives is therefore an object of study in its own right, located at the crossroads of political and economic interests. This featured section seeks to reflect on the practices of digitisation of archives in Africa (pre-colonial, colonial or postcolonial) and to engage both with history and archival science.

Submission instructions

If you wish to contribute, please submit a 500-word abstract of the proposed paper as well as a short CV by Friday 29 September 2017 to digital.turn.africa@gmail.com.

Notifications of decision will be sent by Friday 27 October 2017. Selected authors will then be expected to send their full-length paper (no more than 10,000 words, including notes) by Friday 16 February 2018. All completed papers will be subject to peer-reviewing process in accordance with History in Africa requirements. Please address any query you may have to digital.turn.africa@gmail.com

Delving into the neglected colonial archives in Pointe-Noire [Congo-Brazzaville]

Préfecture de Pointe-Noire, 26 mai-2 juin 2017, Endangered Archives (British Library)

In May 2017, an international group of five scholars from Belgium, France, Germany, Portugal and the UK, led by Dr Alexander Keese of Geneva University, went to Pointe-Noire [Congo-Brazzaville] to investigate why the colonial archives for the French Moyen-Congo had never been exploited by scholars. We had been told they existed and Dr Keese had applied for funding from the British Library, under its Endangered Archives scheme, to enable us to investigate why this was. In this blog piece, Thaïs Gendry gives her perspective on our mission.


J’ai une affection nouvelle pour les premiers archivistes. Les archivistes des institutions établies connaissent et aiment leurs collections, apprennent à en comprendre la logique et les recoins. Mais il y a les premiers archivistes, ceux du temps des premiers inventaires. Chaque fonds d’archive, chaque série, a eu son premier archiviste.

Nous étions une équipe constituée de deux archivistes congolaises, de deux directeurs d’archives congolais, et de 5 chercheurs européens. La première partie de la mission pour laquelle nous sommes réunis ressemble certainement à celle des premiers archivistes : rester dubitatif devant une masse de documents, sonder çà et là pour voir de quoi il en retourne, sourire quand un document passionnant atterrit par chance sous nos yeux. Mais il faut calmer sa soif de lecture – nous ne sommes pas là en historiens mais en archivistes – et évaluer les besoins de classement et de conservation, établir un plan d’action. Nous nous sommes penchés sur les archives de la période coloniale de Pointe Noire, plus grande ville économique de l’actuel Congo. Déjà ville d’importance pendant la colonisation française par son port et son chemin de fer, une importante partie de ses archives ont été négligées, voire oubliées, par les pouvoirs centraux et régionaux.

Découvrir des archives oubliées. Comme chercheuse je suis habituée à pester contre les décisions des archivistes, pourquoi avoir cassé une série ministérielle pour en faire une série géographique ? Pourquoi séparer les archives de police et de justice qui vont pourtant ensemble. J’ai toujours eu affaire à des archives déjà classées pour mes recherches et je ne comprenais pas la radicalité des décisions que les archivistes sont obligés de prendre pour permettre l’exploration de cette masse vivante qu’est un fonds d’archive.

La première décision que nous avons prise a été de n’accorder notre attention qu’aux archives coloniales. Pourtant les archives des années qui suivent l’indépendance sont dans les mêmes piles. Il n’y a pas de distinction entre colonial et postcolonial dans la pièce qui abrite depuis des années les archives de Pointe Noire et de sa région. C’est nous qui avons fait cette distinction, en premier lieu, parce que le financement nous a été attribué pour travailler sur des documents coloniaux. En deuxième lieu, parce qu’il faut bien mettre des bornes chronologiques, parce que ça diminue par deux le nombre de documents pour lesquels il faut se poser des questions, trouver une cohérence, un titre et mettre en boite.

En une semaine nous avons classé et répertorié des documents en une centaine de cartons d’archives qui trônent désormais dans le bureau de Monsieur Paul, gardien des archives de la Préfecture de Pointe-Noire. Ces archives contiennent des choses importantes, j’espère que notre équipe a réussi à en mettre quelques-unes en valeur.